Monument aux morts de Masnières

Historique

Le 27 septembre 1918, le jeune lieutenant américain Théodore Hostetter est abattu en vol au-dessus de Masnières. Son corps est enterré dans la commune avant d’être transféré à la fin de la guerre au cimetière militaire de Bony. Reconnaissante du respect de la municipalité pour son fils, Madame Burchard-Hostetter, millionnaire, décide de lui faire un don de 50 000 F. Cette somme conséquente sauve la commune, financièrement happée par la reconstruction, de la banqueroute. Et lui permet d’ériger un monument aux morts hors série, à nul autre semblable. Du haut de gamme aussi, à 86 000 F pièce quand un modèle classique coûte alors 25 000 F. « C’est un monument unique, l’œuvre d’un architecte, pas un simple produit de catalogue », défend Colette Dessaint, le maire de Masnières. Une œuvre d’autant plus remarquable, que l’architecte en question, Raoul Drouin-Deligne, sorti des Beaux-Arts de Paris, s’est attaché les talents d’un sculpteur de renom, Pierre Delannoy.

Les travaux

Le monument en béton a beaucoup souffert des dégradations liées aux temps et aux infiltrations d’eau. François Bisman, Architecte du Patrimoine, a proposé un démontage complet des éléments ruinés. L’essentiel du projet consiste à remplacer le béton par de la pierre de taille neuve. Inscriptions et frises sont restituées à l’identique. Plaques et décors sont déposés, rénovés et reposés. Quant au Poilu, il a été intégralement nettoyé.