La restauration des monuments historiques

Comprendre le passé

Gravure façadeLa restauration d’un monument historique naît toujours de l’admiration devant un travail de création et de construction effectué voilà parfois bien des siècles. Car un ouvrage ne traverse le temps que si au-delà de sa fonction utile de bâtiment d’habitation, de défense, de culte,... une magie faite d’art et de technique a dépassé sa destination intiale.

Le premier travail des techniciens de la S.R.M.H. est de "saisir" la magie des lieux dans toutes ses dimensions. Appréhension de l’espace, de l’intégration au site, des conditions d’édification initiale, histoires et déboirs d’un bâtiment qui a parfois subi autant des assauts des hommes que du temps.

Cette étape passe par une recherche historique, iconographique, photographique... auprès des bibliothèques locales, des centres d’archives, des musées, des universités...

De cette compréhension du passé dépend toute la qualité de la restauration, rendre au bâtiment son aspect mais aussi son esprit initial.

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Façade restaurée

Utiliser l’avenir


Travail d’art et de passion, la rénovation d’un monument historique est également un acte économique. Le respect du passé n’implique pas l’archaïsme technologique ; au contraire les techniques les plus modernes et les plus sophistiquées sont utilisées pour mener à bien le chantier.

Ainsi le D.A.O. qui permettra d’optimiser la stéréodomie et le travail de l’appareilleur ; ou bien encore les techniques d’injection de résine qui consolident les structures sans les désorganiser.

L’objectif à ce niveau est de mettre au service d’un état d’esprit, les techniques modernes qui assureront une fiabilité maximale de l’intervention ainsi qu’une maîtrise des coûts.

Perpétuer les traditions

L’ambiance autant que l’allure du monument rénové dépendent d’une multitude de détails qui vont du choix des matériaux à leur traitement et à leur assemblage.

Pour rendre aux édifices leur éclat et leur aspect initiaux, la S.R.M.H. respecte les anciennes techniques de construction.

Formés aux métiers d’antan, les compagnons exécutent les chantiers en utilisant les matériaux classiques et traditionnels comme la chaux, la pierre ou la brique, si possible d’époque.

Signes particuliers des monuments, les ornementations sont souvent les parties qui ont subi le plus durement l’action de l’érosion naturelle ou celles plus pernicieuses de la pollution et des hommes.

Le tailleur de pierre doit alors refaire les gestes qui, des siècles auparavant, avaient donné vie aux mêmes motifs, fleurons, rosaces, moulures...